Histoire et littérature russes

Histoire et littérature russes 1) Nicolas II, La Transition Interrompue - Une Biographie Politique d' Hélène Carrère D'encausse

Le règne du dernier empereur de Russie a-t-il marqué l'inexorable déclin d'un régime ne pouvant déboucher que sur une rupture violente et radicale - celle d'octobre 1917 - ou bien recelait-il les éléments d'une transition interrompue, celle que la Russie de Boris Elstine, quatre-vingt ans après, s'est mise en devoir et en peine de reprendre ?



2) La Vie Quotidienne En Russie Sous La Révolution D'octobre par Jean Marabini

3) Raspoutine de Amalrik

4) Raspoutine de Lemaire s

5)Raspoutine. la fin des tsars de Fulop-Miller

6) Terribles tsarines d'Henri Troyat

Dans ce livre, Henri Troyat se fait le biographe de trois impératrices et d'une régente de Russie, des personnages quelque peu oubliées par l'histoire. Il s'intéresse à la période comprise après la mort de Pierre le Grand et avant l'avènement de Catherine la Grande. Dans l'ordre se succèdent: le règne court de Catherine I (1725-1727), femme de Pierre le Grand, l'illettrée de basse extraction que le tsar avait épousée en dépit des conventions. Il y a ensuite celui de Pierre II, le petit-fils de Pierre le Grand (1727-1730), puis celui d'Anna Ivanovna, sa nièce qui règne dix ans (1730-1740) et enfin la régence rapide de sa fille Elisabeth sur son fils le tsar Ivan VI (1740-1741). Henri Troyat s'attache particulièrement à décrire la vie et les caractères excessifs de ces femmes terribles. Complots, intrigues, révolutions de palais portent les uns ou les autres au pouvoir. Telle tsarine sera choisie dans le but de contrer tel autre parti politique. Entre débauches, cruautés et extravagances, l'histoire de ces quatre femmes permet de raconter pour le plus grand plaisir des lecteurs quatre décennies d'histoire russe au 18e siècle.


Quant à la littérature :

1) Crime et châtiment (2 tomes) : 4 euros

2) Les Frères Karamazov (2 tomes) : 4 euros

3) L'Idiot (2 tomes) : 4 euros

4) Les Démons : : 4 euros

5) L'Eternel Mari : 1.50 euros

6) Le joueur : 2 euros

7) Le double (éditons Mercure de France 1965) : 7 euros

A) Une saga moscovite t1 de Axionov : 4 euros

A travers les destinées des Gradov, grands médecins, grands militaires, et celles des petites gens qui les entourent, c'est toute la Russie qui respire... comme elle peut, en l'une des périodes les plus dramatiques qu'elle ait connues : 1924-1953, dates du " règne " de Staline. Les Gradov sont des personnages bien romanesques, pris dans une vie quotidienne faite d'ambition, de dévouement, de contradictions, de passions, de rires. (...) Les véritables sagas modernes sont, dans la littérature universelle, rarissimes. Celle-ci mérite bien son nom tant l'horizon qu'elle embrasse est vaste, tant sa phrase est exubérante et précise, tant ses personnages et leur fortune sont attachants.
Telle est la magie d'un grand écrivain.

Un gros roman de Vassili Axionov, fils de Evguenia Guinzbourg, elle-même auteur du "Vertige" et du "Ciel de la Kolyma" , récits fameux de son arrestation et de sa déportation au goulag avec son mari (en 1937). Ses parents étaient pourtant des communistes convaincus, persuadés au début de leur calvaire que le parti ne pouvait se tromper, que s'ils avaient été condamnés, ils devaient avoir commis quelque péché capital contre l'édification du socialisme. Leur fils vécu avec eux à Magadan, en extrême orient, puis ils furent libérés en 1953, avec la "libéralisation" khroutchévienne.
Encore un de ces romans russes sur le Stalinisme à lire absolument si vous avez encore besoin de croire que sans Staline et sa "déviation" totalitaire, le régime communiste eût pu déboucher sur une société juste.
Ce que montre précisément cet autre grand roman russe sur cette période, c'est que le système porte en lui, de manière inhérente, en raison même de la nature humaine, la fatalité de ce qu'il va devenir, comme l'attestent d'autres tentatives de construction de sociétés fondées sur cette idéologie (le Cambodge pour ne citer que cette expérience.) Ce que montre (ou plutôt illustre brillamment le livre dans la fiction), c'est que ce type de régime ne diffère que dans les objectifs annoncés de l'autre totalitarisme du vingtième siècle, qu'il ne peut que donner le pouvoir (que ce soit dans les camps ou dans les hautes sphères du régime), aux individus les plus corrompus, aux instincts les plus vils.
Par exemple, Beria, le second du petit père des peuples, devient sous la plume d'Axionov, un personnage à part entière du roman, qui fait enlever des jeunes filles dans Moscou pour qu'on les livre à ses désirs de vieillard libidineux. Ceci n'est nullement une liberté que prendrait le romancier avec l'Histoire , car il semble bien en effet que la réouverture récente des archives de l'URSS confirme ce que d'autres auteurs et ce que la rue de Moscou avaient déjà largement rendu public.

B) Vie et destin de Vassili Grossman : 6 euros

Voici l'un des plus grands livres du siècle. Son auteur, juif russe né en 1905, fut pendant longtemps un écrivain et un journaliste communiste d'une orthodoxie absolue. Il suivit l'Armée rouge jusqu'à Treblinka, où fumaient encore les cendres des victimes du génocide nazi.
Mais lorsqu'il entreprend, en 1952, cette fresque consacrée à la bataille de Stalingrad, Vassili Grossman n'est plus le même homme. Il a assisté au déchaînement de l'antisémitisme dans son propre pays, entendu les procès, analysé le stalinisme. Frappé par la convergence de deux systèmes politiques opposés qui aboutissent à créer des camps de concentration, il décide de repenser l'histoire du siècle après avoir contemplé les deux côtés de l'enfer.

Saisi par le KGB, disparu pendant vingt ans, ce livre n'a survécu que par miracle. Salué comme le "Guerre et paix" du XXe siècle, ce chef-d'œuvre est une épopée de la survie humaine et le premier grand cri de délivrance russe. -

C) Le roman de la Russie insolite : Du Transsibérien à la Volga de Wladimir Fédorovski : 2 euros

Après Le Roman de Saint-Pétersbourg, prix de l'Europe en 2003, et Le Roman du Kremlin, prix du Meilleur Document de l'année et prix Louis-Pauwels en 2004, Vladimir Fédorovski présente un livre inattendu. Après le rêve de la ville créée par Pierre le Grand, et les secrets de la forteresse moscovite, vient le temps du roman de l'âme slave. Trois femmes d'exception seront le fil conducteur du texte : Alexandra Fedorovna, la dernière tsarine, Inès Armand, l'égérie française de Lénine, et Catherine L., une célèbre espionne. Grâce à leurs histoires d'amour, nous parcourons les chemins sinueux de la civilisation russe, du Transsibérien à la Volga, de l'Anneau d'or aux monastères de la Russie antique, de Dostoïevski à Mikhaïl Boulgakov, de Nicolas II à nos jours. Cet univers hallucinant est pourtant conforme à la réalité historique si souvent déformée. Car Le Roman de la Russie insolite est aussi un livre de révélations. Grâce à son parcours atypique, diplomatique et littéraire, Vladimir Fédorovski a consulté des archives jusque-là inaccessibles et a recueilli des témoignages totalement inédits sur le passé comme sur la période actuelle. Enfin, deux cahiers hors texte, un guide d'itinéraires romantiques, comme une invitation au voyage, et quelques secrets aphrodisiaques de la grande gastronomie des tsars viennent compléter cet ensemble.
Biographie de l'auteur
Romancier et essayiste d'origine russe, Vladimir Fédorovski fut diplomate pendant les grands bouleversements à l'Est. Ecrits en français, ses livres sont traduits dans de nombreux pays et furent récompensés par huit prix littéraires. Le Roman de la Russie insolite est son dix-septième ouvrage paru en France.


J'ai enfin d'autres grands classiques par exemple :

d) La cerisaie d'Anton Pavlovitch Tchekhov , André Markowicz (Traduction), Françoise Morvan (Traduction) : 4 euros

Théâtre
Editeur Actes sud
Collection Babel, numéro 51

E) Les nouvelles de Pétersbourg : 6 euros Nicolas Gogol, André Markowicz (Traduction)

Editeur Actes sud
Collection Babel, numéro 790

Une nouvelle traduction du livre le plus célèbre de Gogol dans une version encore jamais traduite en France, augmentée de la longue nouvelle 'Rome', proposée comme une conclusion.

" Eloignez-vous, au nom du Ciel, éloignez-vous des réverbères ! et vite, aussi vite que possible, passez sans vous retourner. Vous aurez de la chance si vous en sortez en recevant juste un peu d'huile puante sur votre redingote de dandy. Mais même en dehors des réverbères, tout respire le mensonge. Elle ment à chaque seconde, cette Perspective Nevski, et surtout quand la nuit, d'une masse épaisse, la couvre de son poids en séparant les murs blancs ou jaune paille des immeubles, quand toute la ville n'est plus que lumières et fracas, quand des myriades de carrosses déboulent depuis les ponts, quand les postillons s'époumonent et sautent sur leurs chevaux et que le démon lui-même allume les lampes juste pour vous montrer le monde comme il n'est pas. " Réédition du plus célèbre livre de Nikolaï Gogol, cette version, totalement inédite en France, s'appuie sur l'édition conforme aux choix de l'écrivain russe concernant à la fois les textes à inclure dans le volume et l'ordre dans lequel ceux-ci doivent se succéder - un ordre qui ne tient aucunement compte de la chronologie, que ce soit celle de l'écriture ou celle de la publication - : La Perspective Nevski, Le Nez, Le Portrait, Le Manteau, La Calèche, Les Carnets d'un fou, Rome.
Désormais organisées en un véritable cycle, ces nouvelles, où le fantastique se mêle étroitement à la vie quotidienne, prennent une tout autre dimension et peuvent s'appréhender comme un seul texte composé de plusieurs chapitres reliés par un fil conducteur.

des livres de Boulgakov

J'ai aussi des poètes : Alexandre Blok, Mandelstam, Evgueni Evtouchenko

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire